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Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Dimanche 16 mars 2008 à 2:15

Un suicide qui a mal tourné. Une balle perdue. Et cet horrible déchirure à l'intérieur, croire que la balle est passée par là. Implorer la vie. Et voir que l'on a rien, que c'est elle. Qu'on l'a tuée pour rien. Que je l'ai tuée pour rien. Décors: un supermarché, et pourtant elle est allongée comme d'habitude sur son canapé. Incompréhensible. L'homme à coté d'elle semble mort lui aussi. Pourtant il n'a aucune trace de sang. Mort de peur peut être, mort de honte pour moi. Elle est allongée comme d'habitude, mais son visage tombe. Elle porte des lunettes, c'est absurde. Je sais que je rêve. Mais je l'implore d'appeler les urgence parce que je me sens mourir de l'intérieur. J'ai mal dans tout mon corps mais je ne sais où je suis blessée. Au coeur. Le caissier appel. Je sais que ce ne sont pas les urgences. Je l'implore: je lui dis que je vais mourir. Il sait lui, que je me suis ratée. Moi j'ai toujours pas compris. J'attends la police en croyant mourir, et son visage fermé, un filet de sang sur la joue, je l'ai tuée. Quelle idée de planter un canapé au milieu d'un supermarché. Je ne comprend rien. Le caissier me prend dans ses bras, il me dit que ça va s'arranger, qu'il faut que je me calme. Mais je sais bien qu'il fait ça pour faciliter mon arrestation. Il ne comprend pas ma douleur. Je ne voulais pas ça. C'est pas possible. Qui veut me punir d'avoir voulu mourir? Qui peut me punir plus que de la voir morte ? Je rêve je le sais. Mais mes rêves à moi... J'aimerais lui trouvé un sens. Etre sûre que celui là ne me donnera pas raison. Savoir pourquoi. Comme ces images de tortures, comme cette bouche régulièrement abimée. Je voudrais que cela s'arrête. Je voudrais que l'on me dise, que c'est un message d'espoir, que c'est à prendre à revers, quelque chose de rassurant. Y'a le caissier qui panique de me voir m'enfuir. Je suis paralysée par son image, je me noie dans mes larmes et dans son sang. Serait il si difficile de comprendre que je ne peux pas fuir sa mort ? Impossible de revenir en arrière. Ca arrivera tôt ou tard. Et si ce n'est moi c'est la vie. Je suis paralysée de mort chaque matins. Chaque midi. Chaque soir. Chaque nuit. Je lis. Je t'entends dormir en bas et je pleure. C'est un réveil dur ce matin. Je pleure toujours. En écrivant ses mots. Réveillée, sans caissier, mais paralysée. Noyée. Sans au revoir. Sans prévenir. La vie sans toi.

Je te l'interdis. Que mes rêves ne se réalisent jamais. Jamais.

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