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Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Vendredi 9 avril 2010 à 0:27

On m'a demander de vous parler d'amour, de l'attachement aux mauvaises personnes, et du mal que ca nous fait.
Alors je vais essayer de vous raconter. Essayer parce que j'ai un peu bu, et que je ne suis pas psychologiquement assez détachée, bien que j'essaye constamment de faire du détachement une ligne de conduite.

L'autre jour, hier, tout à l'heure, qu'en sais-je, je rejoignais le groupe Facebook (Oui, le groupe Facebook, oui, navrée) "J'ai tendance à m'accrocher aux histoires impossibles... J'aime pas la facilité." Et j'ai trouvé ça assez marrant.
Parce qu'au fond, je crois que je n'aime que lorsque ça me fait littéralement péter les plombs. C'est assez moche à voir, à toutes les phases, mais c'est mon scénario. Scénario au sens psychanalytique, voulais-je dire.

Ayant moyennement envie de me lancer dans une analyse poussée avec un abrutis étant arrivé à la fin d'études que j'ai peiné à commencer (ne voyez là aucune attaque envers de futurs psychologues actuellement en galère à l'Université François Rabelais de Tours ou de France et de Navarre), je me résous à cette drôle de vie défoncée (la vie, pas moi) entre poupées déglinguées et psychopathes charmants (Je trouve que ca te va à ravir, bien que je sois affigeante). Et entre 2 clopes, 3 cafés et 300 nuits chiantes par ans, je pense que c'est une vie intéressante. Au moins pour moi, et pour eux.

Autour de moi, je vois des gens qui s'en sortent bien, je les envie parfois. Parfois seulement.
Autour de moi, je vois des gens qui s'en sortent fichtrement plus mal; et eux, je ne les envie pas du tout.
Conclusion: Il faudrait que j'arrête de me plaindre et que je sois ravie de mes échecs.

Mais le plus drôle, c'est quand on sait pertinemment que l'on s'enfonce dans la merde, et qu'on le fait joyeusement, en sautant dedans à pieds bien joins et en éclaboussant tout ce qu'il nous restait d'amour propre. Non, vraiment, c'est juste énorme comme sensation.

La différence entre vous et moi, c'est que moi je le sais. Dès le début. Je vois l'erreur, je vois l'accident. Et là où toute personne un tant soit peu sensée ferait demi tour en courant, je fonce la tête la première. Mon côté masochiste-aventurière sans doute. Ou l'espoir, ce satané espoir, peut être.
Et puis, soyons honnêtes 30s: Il y a des douleurs qui sont absolument délicieuses. Il y a des lames dans le ventre que je voudrais sentir encore, des larmes brûlantes que je voudrais pleurer encore, des sourires forcés que je voudrais donner encore.
Mais j'aimerais qu'une fois vous m'aimiez encore.
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