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Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Lundi 12 mai 2008 à 2:14

Poings serrés. Comme au premier jour, il avançait, les mains dans les poches, et les poings serrés. Comme au premier jour, la médaille de sainte Marie coulait dans son cou, bonne conscience qui lui soufflait à l'oreille de faire demi tour. Comme au premier jour, il a hésité...
Il voulu lever la tête vers le ciel, pour y puiser l'énergie dont il avait besoin, le courage, mais il renonça. A cause de la douleur. Les drogues n'y faisaient plus rien, les crèmes encore moins. Seul l'alcool semblait encore agir un peu sur ce corps. Ce soir là, il voulait être sobre. Et le mal qui électrisait sa nuque devenait soudain pour lui une amie, une main sur l'épaule pour le soutenir, une raison de La retrouver. Au pied de l'immeuble encore, il n'était pas tout à fait certain de ce qu'il allait faire, ou dire. En grimpant les marches, il avait supposé que tout deviendrait limpide devant Elle.  Lorsqu'il eu frappé à la porte, il eu un mouvement de recul et un haut le cÅ“ur. Quand Elle eu ouvert la porte, il prit le temps, pendant quelques secondes, de voler la surprise dans ses yeux. Puis il sortit les poings de ses poches.
Comme au premier jour, Elle avait les yeux bleu. Profond comme l'océan, on eu désirer s'y noyer. Comme au premier jour, ses cheveux étaient tout emmêlés, plaqués contre son visage. Mais ce soir là, le vent n'y était pour rien.

Par lencyclopedie le Mardi 13 mai 2008 à 23:21
Bons textes, ambiance sympathique, originalité omniprésente. Continue comme ça ! Bravo !
Par here.we.are le Samedi 17 mai 2008 à 0:49
Waow.
 

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