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Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Vendredi 12 juin 2009 à 0:16

J'ai regardé Eternal Sunshine (of the spotless mind). Encore.
Oui, une erreur, évidement. Ce film est une horreur.
Qu'on s'entende bien, l'horreur, c'est ce qui se passe à l'intérieur, pendant le film. Pas le film en lui même.
Oh mon dieu, rembobinez.
Ma vie est un trou noir qui s'efface un peu plus chaque jour. L'oubli, une chose merveilleuse, et vaine. Une chose horrible, et destructrice.
Tout est une histoire de point de vue.
Je prends des vacances. Je dis ca, comme si c'était un évènement. Alors que non. Que ca ne veut rien dire. Absolument rien. Une semaine dans un autre décors. Pas vraiment, extraordinaire, non. Mais plaisant. Et peut être... vital.
Fuir dans d'autre souvenirs, pour préserver ceux qui s'envolent.
Quand tout se mélange, tout dérape.
Et le soleil se lève. Et tout est partis.
Et puis ca revient. Autrement, autre part. Mais ca revient. Toujours. Et tout est à refaire, une nouvelle fois. Encore et encore, jusqu'à la fin, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien. Plus d'énergie, plus de force, plus d'envie. Jusqu'à la mort.
Tout ce que je dis la ca n'a pas de sens. Ca sonne creux dans vos esprit, mais ca s'écrase contre ma peau.
J'ai un drôle de goût sur la langue, comme un chocolat que j'aurais mangé 10 ans auparavant.
Deux gauloises, un verre de champagne et tout un tas de silence.
Mon âme immaculée pour l'éternité éclatée.
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