Je pensais vivre avec un homo sapiens à l'évolution limité.
En fait de compagnie, j'ai en réalité un néhandertalien très limité.
En fait de compagnie, j'ai en réalité un néhandertalien très limité.
[...] C'est alors que surgit une espèce d'autruche à échasse, drapée dans un ensemble marron (le marron ne se porte pas, question de principe, de respect social), surplombé d'un genre de mini-jupe rose fluo, mal taillée dans une matière tristement proche du tissus éponge dans lequel je découpais des fleurs en maternelle. Sa longue chevelure terne retombe mollement le long de son visage fin quoi qu'étrangement masculin, sur lequel se promène joyeusement une dentition légèrement prohéminente, que d'autres qualifieraient de chevaline. Les cheveux, légèrement graisseux, glissent le long des épaules pointues de celle qui les porte, pour finir leur course quelque part entre les homoplates et le coccyx, le niveau différant selon l'endroit où l'on se trouve en largeur.
Evidement, elle se tient aussi bien que sa condition laisse imaginer, semblant ne savoir que faire de ces immenses membres qui lui servent de bras, et le dos légèrement vouté, laissant croire qu'à force de baisser la tête pour passer les portes, elle a du rester coincée...