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Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Lundi 19 avril 2010 à 17:17

Le monde me saoule aujourd'hui. J'ai envie d'insulter tout le monde, de vous pourrir jusqu'à la moelle. Je voudrais frapper à sang. Oh, je sais bien, tout celà n'est presque qu'histoire de fatigue. Je suis la blessure à vif du fauve en cavale. Je regrette tellement. Syndrôme post festival. (ndlr: J'ai bossé sur le Printemps de Bourges toute la semaine).

Comme le temps passe vite, trop vite. Tout défile comme derrière la fenêtre d'un TGV (qui n'est pas en grève, celà va de soi). Et je vois vos visages s'effacer, et j'entends vos voix se perdre dans le néant. La voix, le néant... Je me marre en voyant les mots sortir de ma tête, à pic, comme des morceaux de verres dans mon cœur. Je suis sur-saoulée.
Leurs voix à eux sont comme le bourdonnement incessant d'une machine destructrice, un incinérateur, un rouleau compresseur, que sais-je. J'imagine les parois de mon crâne qui se brise contre un mur, mes ongles qui s'enfonce dans la peau.
Et pourtant, j'ai le souvenir de plaisirs immenses, de rires, de paillettes dans les yeux. Des joues rouges et une chaleur rassurante dans le ventre. Et rien de ce que vous imaginez.

L'absence, le manque, comme une lame de rasoir au creux de ma main...
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