virage-a-droite.V2

Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Dimanche 31 janvier 2010 à 22:03

Pourtant, tu le sais. Tu as l'habitude, maintenant. Tu as comme un don. Dans les rêves, dans le corps, comme un préssentiment. Tu devine.
Et tu sais que tu dois te taire. Ne rien dire à personne. Surtout ne rien laisser transpirer de tes idées.

Et malgré tout ca, tu fuis. Tu fuis comme une passoire, tu vomis les mots un peu partout. Une fois, deux fois. Et finalement c'est comme une épidémie. Et tu te prends au jeu. Tu te dis que tu avais tort, tu espères. T'y crois à tes conneries!
Putain, t'es belle quand tu y crois.

Par moment, une pépite d'or te frôle, un diamant te passe entre les doigts. Et tu regarde béatement l'objet te passer devant, sans rien faire. Stupidement. Parce que t'as pas le choix.
Putain, t'es belle quand t'as pas le choix.

Et puis tu t'enfonces, tu creuses, tu déterres toutes sortes de cadavres, des choses enfouies depuis des millénaires, des dinausaures issus de tes entrailles. Jusqu'à ce que tu en aies marre de creuser.
Et alors là,
Tu te défonces les ongles, à grimper les parois,
Tu te défonces les yeux à regarder le soleil dont tu avais limite oublié la couleur,
Tu te défonces la tête à te répéter les choses qu'il ne faudra plus refaire,
Tu te défonces le coeur à oublier les personnes dans le fond de cette putain de crevasse.

Et quand enfin t'arrive en haut? ... Tu replonges!

Mercredi 20 janvier 2010 à 18:12

J'ai les nerfs qui lâchent. Je sens que ca remonte, c'est une horreur. Je vais craquer, tout balancer.
J'aimerais que ca s'arrête, de tourner.
J'aimerais penser autrement, autre chose. Comme si ça pouvait changer. J'ai besoin de repos. J'ai le coeur au bord des yeux et je ne sais plus comment me mettre pour le garder en équilibre. Je suis fébrile. Aucun des temps n'est avec moi, et je ne peux plus courir après. Les mots s'écoulent et s'encre, sur et dans ma peau, entre ses lèvres et celles des autres. Les mots s'évadent continuellement, m'écorchent au passage et vont se perdre sur les murs. Je ne sais pas quoi faire de mes mains, de mes pieds trainant, de mon corps tout entier. Je ne suis pas issue de l'absurde, je ne suis pas issue de l'abstrait. Je suis le produit de la terre et de la vérité. Je ne suis pas forte.Je suis celle que j'ai toujours été. J'ai tout relu. Des années relues. Des sourires et des larmes pleins les pages. J'ai enclume dans le ventre et des étoiles dans les doigts.

Et tellement peur...


http://www.virage-a-droite.fr/images/imagedesarticles/signatureV2.gif

Lundi 18 janvier 2010 à 23:02

Bien tenté. Mais je t'ai vue. Essaie encore.

Lundi 18 janvier 2010 à 14:20

J'ai le feu du volcan
La chaleur du désert
La saveur de la terre
La lueur d'une lune claire
Je n'ai rien que dans le coeur
L'immensité du ciel ouvert

Ene nadenne nadenne naden aa

J'ai la fraicheur d'une riviere
La colère du typhon
J'ai l'amour d'une mère
Les tourments des 4 vents
Comme il tombent,
Comme il tombent les flocons de l'hiver
Ils s'entassent dans ma tete comme mes contradictions
Et mes perles d'amour dans un écrin de poussière

Étrange comme je t'aime
Étrange comme je t'aime...

Wow wow wow wow

J'ai la lumière du soleil
Le frisson de la fougère
La rudesse de l'hiver
La douceur du miel
La folie manifeste et
La tristesse éphémère
La foie, de ceux qui ne posent pas de barrière.

Étrange comme je t'aime..

Comme le fleuve je m'abreuve à l'océan de ta pensée
J'boirai toute l'eau de la mer
Pour que tu vienne m'aimer
Hé Ha Héé oum Déa
Pied nu dans la terre simplement comme hier

Étrange comme je t'aime..
Étrange comme je t'aime..


Pris au piège,
J'écoute les tambours de la pluie
Je pleure au torrents convoyant la souffrance d'autrui
Trop de choses à la fois se font des routes dans ma tete alors
Je ne sais plus rien sauf que pour toi je creuserai de nouveaux sillons , mélodie de l'univers..

- Pont -

Étrange comme je t'aime..
Comme le fleuve je m'abreuve a l'océan de ta pensée
J'boirai toute l'eau de la mer pour que tu vienne m'aimer
Hé Ha Héé Doum Déa
Pied nu dans la terre simplement comme hier

Étrange comme je t'aime..
(X4)

Comme le fleuve je m'abreuve a l'océan de ta pensée
J'ferai reculer le soleil pour savourer le sommeil..
Hé Ha Héé Doum Déa
Pied nu dans la terre simplement comme hier

Étrange comme je t'aime..http://www.virage-a-droite.fr/images/imagedesarticles/signatureV2.gif
(X5)

Listen

Jeudi 14 janvier 2010 à 18:24

Je désire aujourd'hui prôner ardemment mon droit à être de mauvaise humeur du lever au coucher.
Car, oui, cher(e)s ami(e)s, ennemi(e)s, lecteurs ou lectrices, cher(e)s inconnus, supérieur(e)s, Amour et cher(e)s tout autres êtres faisant intrusion dans mon périmètre de sécurité... Heu...
AH oui :
Chers tous, je suis d'un naturel particulièrement avenant, optimiste et généreux. Si si si. C'est juste que je le cache bien.
Là devait initialement suivre un sublime pamphlet sur la niaiserie ambiante, l'hypocrisie et la bêtise.  Mais la flemme. 
Et de surcroit, ma nouvelle vie (ouai 'ma nouvelle vie', ça fait bien, ca rassure, et en même temps je sais que ca va en emmerder certains et cette idée me fait bander d'avance), ma nouvelle vie, DONC, est entièrement tapissée de 'mignon', de 'chou' et autres dérivés dudit légume qui en soit n'a rien de mignon d'ailleurs, mais enfin.
Et je défends qui que ce soit de tenter d'expliquer ce phénomène par une raison qui sera forcément fausse et absurde (et v'la t'y pas comment que j't'entourloupe en 2-2 et que je me sors d'un mauvais pas).

So, une fois n'est pas coutûme, Je vous emmerde, avec tout mon amour.

Sinon, Vous connaissez le pétage de plomb généralisé de fin de semaine, vous savez bien, quand, le vendredi soir, soudainement, une classe de 26 élèves semble soudainement s'être transformée en un troupeau de chimpanzés autistes. Mais siiiiii, quand on vous dit 'fourchette' et que, bizarrement, vous trouvez ca miraculeux, quand vous riez sans AUCUNE raison et que du coup c'est vachement marrant, quand vous insulter votre stylo parce que vous n'écrivez plus droit, c'est bon, vous remettez ?
Bien. Donc tout ça pour dire que j'ai un peu mal à la tête, que je suis un peu désespérée, et qu'il faut un peu que j'arrête d'être en mousse en dedans, parce que là, ca devient limite minable.

Et bien sur, je concluerais avec une petite liste de question QUI N'ATTENDENT PAS de réponse (sauf une):

- Comment peut on être aussi con(ne) ?
- Croyez vous vraiment que vous avez une chance d'y arrivez?
- Qu'est ce qui se passe dans ta tête?
- Que vois tu derrière ?
- Qui a pu mettre ce truc a cet endroit?
- Comment le repare t-on?
- C'est quoi cette histoire avec Machin ?
- T'as pas 100 balles ?


Lundi 11 janvier 2010 à 20:59

Je suis retombée sur ton mail tout à l'heure. Le dernier. Je l'avais imprimé à l'école, en feuj, à 7h57. Je m'étais dépêchée de 'checker' mes mails. Un pressentiment. J'avais raison. Doublement. Tu vois, que je te connais un peu. J'avais pas le temps de le lire, alors je l'ai imprimé, et je l'ai lu en cours. J'ai du aller prendre l'air. Faiblir en public n'est pas dans mes habitudes. Parfois j'aimerais que tout le monde puisse lire ça. Pas parce que c'est toi, pas parce que c'est moi. Juste pour la façon dont c'est écrit. Parfois je me dis que t'as du passer une heure à retoucher chaque virgule, pour que tout se tienne le mieux possible. A changer les mots, 3 ou 4 fois, usant de synonymes tant et plus pour que ca sonne bien. Il faut que tu écrives. Autre chose que du droit ou de la société, autre chose que des chroniques ou des mots d'esprits sur internet. Vraiment.
 


http://www.virage-a-droite.fr/images/imagedesarticles/signatureV2.gif

Dimanche 10 janvier 2010 à 17:05

Toutes ces conneries qu'on raconte sur l'amour
Toutes ces sornettes comme quoi ça fait du bien
Il paraît même que c'est l' propre des humains
Il paraît qu' ça rend heureux, qu'on a rien trouvé d'mieux

Et moi j'y crois
Quand j' te vois
En face de moi
Que ma tête me crie tout bas
"Embrasse la! Embrasse la!"
Et moi j'y crois
Embrasse moi!

Il paraît qu' l'amour, ça t'aide quand t'es triste
Il paraît même que ça rend complices
Il paraît qu' ça fait des trucs profonds
Qu'on efface pas d'un coup d' torchon
Que ça va même jusqu'à la passion
Que des fois ça fait mal mais y'a qu'ça qu'est bon
Il paraît qu' l'amour, ça change tous les jours
Que tu l' croies mort, et même il bande encore

Et moi j'y crois
Quand j'te vois
En face de moi
Que ma tête me crie tout bas
"Embrasse la! Embrasse la!"
Et moi j'y crois
Embrasse moi!

Mais j'ai vu un gars, dans un bistrot
Un peu tristounet, et tout pâlot
Qui m'a dit qu'un coeur pouvait battre si fort
Que d'un coup il s'arrache de son corps
Et il t'laisse là sur le bitume
Empli de vide et d'amertume

Il paraît qu'l'amour, c'est un truc dangereux
Que ça va faire chialer tes jolis p'tits yeux
Il paraît même que ça fout la fièvre
Il paraît qu'y'en a certains, y'en a certains qu'en crèvent

Mais moi j'y crois
Quand j'te vois
En face de moi
Que ma tête me crie tout bas
"Embrasse la! Embrasse la!"
Et moi j'y crois
Embrasse moi!
 
 

Dimanche 3 janvier 2010 à 16:09

"C'est naze!" Lâcha t-elle, la larme à l'œil, refermant le livre qui, effectivement, n'avait aucun intérêt littéraire. Mais l'histoire se terminait bien, a grands renfort d'Amour, de surprises, de retrouvailles, de marche pieds nus dans Manhattan, de rires, de baisers, et de tout un tas d'autres fioritures niaiseuses.

Et pourtant elle chialait, horriblement, stupidement.

La fatigue, se justifia t-elle. Et dans le fond, ce n'était pas totalement faux. Elle était fatiguée de ressentir. La colère,  la jalousie, la honte, la tristesse, le désir, le plaisir, la joie qui s'en ira. Fatiguée de flipper, et de courir dans l'autre sens.

Elle jeta un dernier coup d'œil à la couverture, se jurant de ne plus jamais lire de pareil choses.
La tête posée sur le ventre du chat, entre les ronronnements et Imagine by A perfect circle, elle s'endormit en imaginant sa silhouette, pied nus sous la pluie, qui l'attendrait.


[Parce qu'à défaut de niquer leur violon, eux, il m'ont bien niqué le cœur ce soir là.]
 

Vendredi 25 décembre 2009 à 20:02

Les deux mains crispées sur la table. Ne pas craquer, ne pas craquer.
Il est 21h37 on apporte enfin le foie gras et les toast. La mère sourit bêtement, le père cherche ce qu'il va bien pouvoir dire de désagréable pour ponctuer le début du repas. Cette année, il dira donc que le foie gras n'est pas assez salé. Les tantes et les oncles vont sourire, parce que depuis le temps, ils ont l'habitude. La mère va grogner un peu, pour la forme, mais elle aussi, a l'habitude.

Aucun doute, Noël est de retour. Le grand marathon de bouffe à commencer; Sur un coin de table, on fait le planning des repas que l'on va sauter jusqu'en février pour rattraper ca. On se souvient que l'épiphanie arrive et on déprime d'autant plus.

Les enfants cris, courent, bavent. Ils tournent autour du sapin, échangeant leur prognostiques sur les paquets. Ils se tirent les cheveux les uns les autres, l'esprit de noël.
Dans un coin, une cousine échange des textos avec une bande de copines: elles jouent aux enchères afin de savoir qui gagne le prix du noël le plus relou. La cousine semble plutôt bien placée.

Les vins s'enchainent derrière l'apéritif qui fut pourtant bien fournit. Derrière ca il restera encore le champagne et le verre de goutte. 75% de la famille finira en dessous de cette dernière, les 25% restant étant consitué d'une partie des enfants (seulement oui) et d'un oncle qui est déjà couché dans la chambre d'amis.

La dinde suinte le gras par tout les pores et tout le monde aime ça. Les marrons des mômes roulent sous la table pour le plus grand plaisir du chien. Le père trouve que la Dinde est trop cuite et les marrons trop froid, et aussi qu'il n'y a pas assez de sauce, et aussi...
On se ressert trois fois pour finir le plat, parce que "réchauffé, c'est pas pareil".
On s'enfile plus de fromage que de raison, on se demande d'ailleurs comment il est possible qu'il ne reste plus de pain.
Alors on passe aux bûches. Oui parce qu'il y en a plusieurs, selon les goût de chacun. Chocolat, fruits, glacée. Mais au final tout le monde va prendre une part de TOUT parce que sinon c'est pas marrant.

Les esprit s'échauffent, les hommes viennent de lancer un sujet sur la politique actuelle du pays. Les femmes s'ecclipsent, officiellement faire la vaiselle. Mais tout le monde sait bien qu'elle vont se plaindre de leur maris et de leur marmots, fumant clopes sur clopes et finissant les fonds de bouteilles.

Après cela, toute la troupe joyeusement torchée va éparpiller les papiers cadeaux dans tout le salon, découvrant toute une panoplie de cravates, de chaussettes, de livres et de chocolats tous plus originaux les uns que les autres.

Enfin, chaque foyers va regagner sa voiture respective et braver la mort tout les 2 kilomètres afin d'avoir le plaisir de dormir, avec deux dolipranes et une demi livre de bicarbonate par tête. Demain on fera passer la gueule de bois avec un deuxième festin en comité plus restreint afin de s'entrainer pour la grand soirée de la Saint Sylvestre...

Joyeuses fêtes à tous, Enjoy votre life !



PS: Vous n'étiez pas sous mon sapin. Si j'osais, je vous dirais que cela m'a fortement déçue.

PPS: Pourquoi n'a t-on QUE 'failli' perdre le Pape ?

Vendredi 18 décembre 2009 à 20:07

J'ai encore fait un de ces étranges rêves cette nuit.
Ceux qui, quand on est réveillé, nous colle encore à la peau. Une sensation, une odeur, le cœur battant. Ceux qui nous laissent le doute imprimé sur les paupières après l'éveil, cruels.

Je commence déjà à me prendre la tête sur le Lotus Bleu. Premier jours de vacance. Accro? Oui ,oui. Après avoir passée toute la journée à chercher ma serpillère (que j'ai finalement retrouvée dans la cour, sous 1cm de neige, si je tenais le petit malin qui l'a jeté par la fenêtre...) je n'ai plus la force d'autre chose que de m'énerver à effacer et remplacer, coloriser, déformer (...) pixel par pixel.
Ce qui me plait me tue. J'aime être énervée je crois. Je m'épanouis dans les emmerdements, la perte de temps, le manège vain, le tournicotement autour du pot, les obsessions ridicules, les échecs et les blocages stupides.

Love me, please love me. Parce que perso, parfois, je me trouve assez relou comme meuf.

(J'ai une frénésie de postage en ce moment c'est effrayant, on dirait presque que j'ai des choses à dire)

http://www.virage-a-droite.fr/images/imagedesarticles/signatureV2.gif

<< Articles récents | Articles précédents >>

Vous avez peut être raté cet article:

Pleeease, Heeeelpp ! (comme diraitLeeloo)
Créer un podcast