Les chiennes de gardes. Y'a des trucs comme ça qui me font marrer. Je sais pourquoi j'ai du mal à prendre part à tous vos débats, parce que je ne peux prendre partis pour personne. Aujourd'hui, le monde évolue de façon si manichéenne qu'il n'est plus possible de ne pas s'engager.
Je vous parle de ça, à l'occasion de la sortie du dernier bouquin d'Alonso, et aussi parce qu'il parait que c'est bientôt la journée de la femme. Il faut que je développe ça de façon un peu moins bordélique que d'habitude. Parce que ça me tiens à cœur. j'y ai mal.
I. Le féminisme:
Parce que y'en a beaucoup que ça n'effleure même pas, parce que y'en a encore qui pense que donner le droit de vote était amplement suffisant, ou que le fait qu'une femme bosse 35h/semaine en plus du ménage c'est une preuve de liberté:
Bah oui mais non. Chaque jour on s'y oppose, à encore quelques inégalités. Oh, bien sûr, 'on' à grandement avancé, et je suis loin de me plaindre. Je suis née après la chute du mur de Berlin, vous pensez bien que les plus grandes batailles que j'ai pu côtoyer c'est le CPE et la LRU, je vous passerais les détails.
Le féminisme, c'est une poignée de femmes, celles qui ont commencées les combats, et pensent ne l'avoir pas finit. Celles qui se sont battues avec leur sang et qui sont blessées de voir qu'on les oubliées aussi vite. Et puis celles qui leurs sont reconnaissantes. Et puis leur mômes aussi, parce que telle mère telle fille.
J'ai un énorme problème avec les caricatures qu'on peut faire, vous savez, la féministe c'est une grosse lesbienne, frustrée, mal baisée, parano.
NON.
Oh bien sûr, certaines en font parfois un peu (beaucoup) trop, certaines sont un peu (beaucoup) agressives, (en même temps, maintenant, sans agression on ne va nulle part) certaines même finissent par se stigmatiser toute seules: une grande forme de talent. Oui, y'en a qui font peur, qui me répugnent au plus haut point, comme toutes ces communautés qui se veulent réclamer la paix, l'égalité, et qui s'enferment eux même dans leur propres caricatures (ex:la gay pride). Et il s'agit de la plus grande partie.
Cependant, personne ne peut se permettre de dire que leur mouvement est complètement illégitime: pendant l'émission de Fogiel, où Alonso faisait sa 'promo', il y avait les réactions anonymes des téléspectateurs dans un bandeau. Et là , prise de conscience soudaine, il y a encore beaucoup de chemin à faire sur la route du respect. Si, si.
Il faut bien comprendre que les féministes ont quand même évolué avec leurs conditions. Elles ne sont plus aussi vindicatives. Il faut voir une nouvelle forme de féminisme, portée par des auteurs plus moderne tel que Virginie Despentes. Oh bien sûr on avance dans les traces de ces prédecesseures (oui, avec un 'e', ça c'est le nouveau féminisme m'sieur dame).
C'est pour des petits détails comme ceux là qu'il y en a qui se battent encore. Et puis aussi pour des détails un peu moins petits: le message de la pornographie, le viol, les femmes battues. Parce que tristement tout se banalise, et si beaucoup sont d'accord pour le déplorer personne n'a envie de vraiment mettre les pieds dans le plat. Et je vous rassure pas; moi la première!
II. Le droit de ne prendre parti.
J'ai l'impression de vivre constamment la pub pour les antibiotiques, vous savez: "T'es malades? T'es sous antibiotiques? Non? Ah bon t'es pas malade alors!". On est à droite, à gauche quand on a du courage, mais être au milieu, vraiment non, c'est pas sérieux. Et c'est pareil pour tout. Si on te demande ton avis, t'as intérêt à ce qu'il soit tranché, clair et net. La moindre miette servira ta perte.
Exemple simple: je suis bi. Va expliquer aux gens que c'est possible! D'un côté t'as une tripotés d'hétéros finit qui viennent te dire soit que t'es refoulée et que tu t'assume pas vraiment, soit que comme je suis amoureuse d'un garçon, on peut qualifier toute ancienne relation homosexuelle d'erreur de parcours parce que c'est bien connu, être gay c'est mal. Oui je 'me cherchais' voyez vous! Là où il faut prendre une autre paire de manche, c'est quand on tombe sur un(e) gay. Effusion totale, je suis une traite, mieux: un fake, je me donne un genre parce que ça fait fashion d'être gay parce que c'est bien connu, être hétéro, c'est ring'.
Enfin bon, en résumé, quelque soit le débat, la condition de la femme, les préférences sexuelles, politiques, les ogms, le beurre de cacahuète dans les sandwich au jambon, impossible de choisir le "pour et contre". Sauf dans une dissert' de philo, mais en philo c'est pas ton point de vu que t'exprime parce qu'il faut être objectif. Alors forcément, en partant de ces bases là , comment voulez vous que les gens ne s'énervent pas autour d'une table le dimanche, ou sur un plateau avec Le Roquet d' M6. Me demander de faire un choix, c'est une épreuve. C'est comme les menus. Y'a un truc qui me plait dans un menu, un truc dans un autre, et le dessert dans un troisième, qu'y puis je ? Alors s'il faut choisir, je choisis. Mais ce n'est pas pour autant que je me dois de renier catégoriquement l'opposé. Aujourd'hui, si j'ai le malheur de dire d'Hitler que malgré tout c'était un grand homme, je suis qualifiée de Nazie. On ne peut pas combattre contre ce genre d'état d'esprit... restreint.
Je vous parle de ça, à l'occasion de la sortie du dernier bouquin d'Alonso, et aussi parce qu'il parait que c'est bientôt la journée de la femme. Il faut que je développe ça de façon un peu moins bordélique que d'habitude. Parce que ça me tiens à cœur. j'y ai mal.
I. Le féminisme:
Parce que y'en a beaucoup que ça n'effleure même pas, parce que y'en a encore qui pense que donner le droit de vote était amplement suffisant, ou que le fait qu'une femme bosse 35h/semaine en plus du ménage c'est une preuve de liberté:
Bah oui mais non. Chaque jour on s'y oppose, à encore quelques inégalités. Oh, bien sûr, 'on' à grandement avancé, et je suis loin de me plaindre. Je suis née après la chute du mur de Berlin, vous pensez bien que les plus grandes batailles que j'ai pu côtoyer c'est le CPE et la LRU, je vous passerais les détails.
Le féminisme, c'est une poignée de femmes, celles qui ont commencées les combats, et pensent ne l'avoir pas finit. Celles qui se sont battues avec leur sang et qui sont blessées de voir qu'on les oubliées aussi vite. Et puis celles qui leurs sont reconnaissantes. Et puis leur mômes aussi, parce que telle mère telle fille.
J'ai un énorme problème avec les caricatures qu'on peut faire, vous savez, la féministe c'est une grosse lesbienne, frustrée, mal baisée, parano.
NON.
Oh bien sûr, certaines en font parfois un peu (beaucoup) trop, certaines sont un peu (beaucoup) agressives, (en même temps, maintenant, sans agression on ne va nulle part) certaines même finissent par se stigmatiser toute seules: une grande forme de talent. Oui, y'en a qui font peur, qui me répugnent au plus haut point, comme toutes ces communautés qui se veulent réclamer la paix, l'égalité, et qui s'enferment eux même dans leur propres caricatures (ex:la gay pride). Et il s'agit de la plus grande partie.
Cependant, personne ne peut se permettre de dire que leur mouvement est complètement illégitime: pendant l'émission de Fogiel, où Alonso faisait sa 'promo', il y avait les réactions anonymes des téléspectateurs dans un bandeau. Et là , prise de conscience soudaine, il y a encore beaucoup de chemin à faire sur la route du respect. Si, si.
Il faut bien comprendre que les féministes ont quand même évolué avec leurs conditions. Elles ne sont plus aussi vindicatives. Il faut voir une nouvelle forme de féminisme, portée par des auteurs plus moderne tel que Virginie Despentes. Oh bien sûr on avance dans les traces de ces prédecesseures (oui, avec un 'e', ça c'est le nouveau féminisme m'sieur dame).
C'est pour des petits détails comme ceux là qu'il y en a qui se battent encore. Et puis aussi pour des détails un peu moins petits: le message de la pornographie, le viol, les femmes battues. Parce que tristement tout se banalise, et si beaucoup sont d'accord pour le déplorer personne n'a envie de vraiment mettre les pieds dans le plat. Et je vous rassure pas; moi la première!
II. Le droit de ne prendre parti.
J'ai l'impression de vivre constamment la pub pour les antibiotiques, vous savez: "T'es malades? T'es sous antibiotiques? Non? Ah bon t'es pas malade alors!". On est à droite, à gauche quand on a du courage, mais être au milieu, vraiment non, c'est pas sérieux. Et c'est pareil pour tout. Si on te demande ton avis, t'as intérêt à ce qu'il soit tranché, clair et net. La moindre miette servira ta perte.
Exemple simple: je suis bi. Va expliquer aux gens que c'est possible! D'un côté t'as une tripotés d'hétéros finit qui viennent te dire soit que t'es refoulée et que tu t'assume pas vraiment, soit que comme je suis amoureuse d'un garçon, on peut qualifier toute ancienne relation homosexuelle d'erreur de parcours parce que c'est bien connu, être gay c'est mal. Oui je 'me cherchais' voyez vous! Là où il faut prendre une autre paire de manche, c'est quand on tombe sur un(e) gay. Effusion totale, je suis une traite, mieux: un fake, je me donne un genre parce que ça fait fashion d'être gay parce que c'est bien connu, être hétéro, c'est ring'.
Enfin bon, en résumé, quelque soit le débat, la condition de la femme, les préférences sexuelles, politiques, les ogms, le beurre de cacahuète dans les sandwich au jambon, impossible de choisir le "pour et contre". Sauf dans une dissert' de philo, mais en philo c'est pas ton point de vu que t'exprime parce qu'il faut être objectif. Alors forcément, en partant de ces bases là , comment voulez vous que les gens ne s'énervent pas autour d'une table le dimanche, ou sur un plateau avec Le Roquet d' M6. Me demander de faire un choix, c'est une épreuve. C'est comme les menus. Y'a un truc qui me plait dans un menu, un truc dans un autre, et le dessert dans un troisième, qu'y puis je ? Alors s'il faut choisir, je choisis. Mais ce n'est pas pour autant que je me dois de renier catégoriquement l'opposé. Aujourd'hui, si j'ai le malheur de dire d'Hitler que malgré tout c'était un grand homme, je suis qualifiée de Nazie. On ne peut pas combattre contre ce genre d'état d'esprit... restreint.
III. Voilà .
Et puis moi je vais aller m'acheter un big mac sans viande, sans ketchup mais avec de la mayo, pas de tomate mais je me veux bien un cornichon dans le milieu, des frites sans sel, et puis je prendrais un café décaféiné. Et je vous souhaite un bonne journée, mais pas trop quand même, j'aime bien quand mon absence vous hante un peu.
Phrase du jour : Mettre des bâtons dans les roues dans les jambes à quelqu'un c'est mal. Cyndi sanders (nouvelle star)
On a le droit de me signaler les erreurs, j'ai écris et posté ça en deux speed, j'ai pas internet libre de la semaine et je suis pas certaine de rentrer ce week end.
Oui je sais,désolée. T'aime.
Phrase du jour : Mettre des bâtons dans les roues dans les jambes à quelqu'un c'est mal. Cyndi sanders (nouvelle star)
On a le droit de me signaler les erreurs, j'ai écris et posté ça en deux speed, j'ai pas internet libre de la semaine et je suis pas certaine de rentrer ce week end.
Oui je sais,désolée. T'aime.