"Pieds nus sous la lune, sans foi ni toi ni personne
Je crois bien que j'f'rais n'importe quoi
Pour te voir cinq minutes encore à Sables d'or près des dunes
Je te raconterai n'importe quoi, ce sera bien
Dum di la, je m'étourdis ça ne suffit pas
A m'faire oublier que t'es plus lÃ
J'ai gardé cette photo sur moi, ce photomaton que t'aimais pas
Si tu r'viens n'attends pas que je sois tombé pour la France."
Je crois bien que j'f'rais n'importe quoi
Pour te voir cinq minutes encore à Sables d'or près des dunes
Je te raconterai n'importe quoi, ce sera bien
Dum di la, je m'étourdis ça ne suffit pas
A m'faire oublier que t'es plus lÃ
J'ai gardé cette photo sur moi, ce photomaton que t'aimais pas
Si tu r'viens n'attends pas que je sois tombé pour la France."
Parfois je me retourne sur le passé. "Se retourner sur le passé", une drôle d'image, mais comment dire autrement? Mentalement, je tourne les pages d'un album de souvenirs, je sors quelques polaroïds, les retourne pour lire la date, je tente de retrouver le décors, les mots, j'essaye de ne pas tout oublier. Et puis je me demande pourquoi, comment. A quel moment j'ai déconné, à quel moment je m'en suis bien sortie. La balance tangue jusqu'au sommeil, qui m'enlève.
A petite échelle, ma vie quotidienne est jalonnée de questions, qui m'emmènent toujours à une question suprême et insoluble: "Pour quoi faire?".
J'ai de plus en plus de mal à accepter de ne jamais savoir le sens, l'intérêt, le but, de tout ca.
J'aimerais pouvoir prendre quelqu'un dans mes bras, pouvoir rassurer, consoler. Comment peut on faire ca quand on est cassée? Comment peut on se battre pour quelqu'un quand on a peur de devenir la pire chose qu'il puisse lui arriver.
Et comment trouver quelqu'un qui se battrait pour soi?
