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Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Dimanche 3 janvier 2010 à 16:09

"C'est naze!" Lâcha t-elle, la larme à l'œil, refermant le livre qui, effectivement, n'avait aucun intérêt littéraire. Mais l'histoire se terminait bien, a grands renfort d'Amour, de surprises, de retrouvailles, de marche pieds nus dans Manhattan, de rires, de baisers, et de tout un tas d'autres fioritures niaiseuses.

Et pourtant elle chialait, horriblement, stupidement.

La fatigue, se justifia t-elle. Et dans le fond, ce n'était pas totalement faux. Elle était fatiguée de ressentir. La colère,  la jalousie, la honte, la tristesse, le désir, le plaisir, la joie qui s'en ira. Fatiguée de flipper, et de courir dans l'autre sens.

Elle jeta un dernier coup d'œil à la couverture, se jurant de ne plus jamais lire de pareil choses.
La tête posée sur le ventre du chat, entre les ronronnements et Imagine by A perfect circle, elle s'endormit en imaginant sa silhouette, pied nus sous la pluie, qui l'attendrait.


[Parce qu'à défaut de niquer leur violon, eux, il m'ont bien niqué le cœur ce soir là.]
 

Vendredi 25 décembre 2009 à 20:02

Les deux mains crispées sur la table. Ne pas craquer, ne pas craquer.
Il est 21h37 on apporte enfin le foie gras et les toast. La mère sourit bêtement, le père cherche ce qu'il va bien pouvoir dire de désagréable pour ponctuer le début du repas. Cette année, il dira donc que le foie gras n'est pas assez salé. Les tantes et les oncles vont sourire, parce que depuis le temps, ils ont l'habitude. La mère va grogner un peu, pour la forme, mais elle aussi, a l'habitude.

Aucun doute, Noël est de retour. Le grand marathon de bouffe à commencer; Sur un coin de table, on fait le planning des repas que l'on va sauter jusqu'en février pour rattraper ca. On se souvient que l'épiphanie arrive et on déprime d'autant plus.

Les enfants cris, courent, bavent. Ils tournent autour du sapin, échangeant leur prognostiques sur les paquets. Ils se tirent les cheveux les uns les autres, l'esprit de noël.
Dans un coin, une cousine échange des textos avec une bande de copines: elles jouent aux enchères afin de savoir qui gagne le prix du noël le plus relou. La cousine semble plutôt bien placée.

Les vins s'enchainent derrière l'apéritif qui fut pourtant bien fournit. Derrière ca il restera encore le champagne et le verre de goutte. 75% de la famille finira en dessous de cette dernière, les 25% restant étant consitué d'une partie des enfants (seulement oui) et d'un oncle qui est déjà couché dans la chambre d'amis.

La dinde suinte le gras par tout les pores et tout le monde aime ça. Les marrons des mômes roulent sous la table pour le plus grand plaisir du chien. Le père trouve que la Dinde est trop cuite et les marrons trop froid, et aussi qu'il n'y a pas assez de sauce, et aussi...
On se ressert trois fois pour finir le plat, parce que "réchauffé, c'est pas pareil".
On s'enfile plus de fromage que de raison, on se demande d'ailleurs comment il est possible qu'il ne reste plus de pain.
Alors on passe aux bûches. Oui parce qu'il y en a plusieurs, selon les goût de chacun. Chocolat, fruits, glacée. Mais au final tout le monde va prendre une part de TOUT parce que sinon c'est pas marrant.

Les esprit s'échauffent, les hommes viennent de lancer un sujet sur la politique actuelle du pays. Les femmes s'ecclipsent, officiellement faire la vaiselle. Mais tout le monde sait bien qu'elle vont se plaindre de leur maris et de leur marmots, fumant clopes sur clopes et finissant les fonds de bouteilles.

Après cela, toute la troupe joyeusement torchée va éparpiller les papiers cadeaux dans tout le salon, découvrant toute une panoplie de cravates, de chaussettes, de livres et de chocolats tous plus originaux les uns que les autres.

Enfin, chaque foyers va regagner sa voiture respective et braver la mort tout les 2 kilomètres afin d'avoir le plaisir de dormir, avec deux dolipranes et une demi livre de bicarbonate par tête. Demain on fera passer la gueule de bois avec un deuxième festin en comité plus restreint afin de s'entrainer pour la grand soirée de la Saint Sylvestre...

Joyeuses fêtes à tous, Enjoy votre life !



PS: Vous n'étiez pas sous mon sapin. Si j'osais, je vous dirais que cela m'a fortement déçue.

PPS: Pourquoi n'a t-on QUE 'failli' perdre le Pape ?

Mardi 6 octobre 2009 à 22:19

J'ai ce goût dans la bouche, un goût venu du passé.
Un goût de cinéma, de siège en velour avec une note de champagne et une base de cigarette froide.
J'ai dans les cheveux quelques paillettes de ces souvenirs et je m'écharpe le cou d'une odeur qui me poursuit.
Rien n'est palpable mais tout me traverse, comme une arme, avec force et fracas.


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Mercredi 9 septembre 2009 à 17:07

Acte III - Scène 1


XX rentre chez elle, pose son sac sur la table, puis on frappe à la porte. Il est alors 18h38.

XY (un pied sur le palier, un autre chez lui, verre à la main): Bonjour, j't'invite à prendre un verre ?
XX (plus déconcertée que jamais): Heu, là tout de suite ? Non parce qu'on avait dit 19h. Donc moi j'attend une copine qui doit venir récupérer ses affaires, donc bon...
XY: Ouai comme tu veux.
XX: Et, heu... Tu comptais faire ca chez toi ? Non parce que bon, il fait beau tu vois ca serait sympa en terrasse. en plus, je suis avec mon copain, donc bon, on va pas s'entasser dans ton appart, t'en pense quoi ?
XY: Oui, ok comme tu veux.
XX: Donc dès qu'elle récupère ses affaires je te sonne et puis on y va ?
XY: Ok comme tu veux.


Et chacun referme sa porte.


Acte III - scène 2


XX frappe à la porte de XY. Instantanément il ouvre, la télécommande dans les mains.

XY: Ah oui, en fait je dois partir dans 10 minutes en fait.
XX: Ah... D'accord. Bah tant pis, on remet ca a plus tard.
XY: Oui voilà, désolé hein.
XX: Oui oui au revoiiiir.
XY: Salut.





EPILOGUE


Depuis XX n'a jamais revu XY. Parfois elle entend du bruit dans les escaliers, mais il s'agit de la voisine du dessus et de ses invité(e)s.
La mère de XX soupçonne un suicide. XX attend l'odeur avant de se prononcer.


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Jeudi 20 août 2009 à 19:27

ACTE I - scène 1

XX ouvre la porte de son appartement, accompagnée de sa mère. Elles viennent accrocher un rideau. La porte d'entrée reste ouverte, pour aérer ce nouvel appartement.
XY sort de son appartement, sur le même palier, et apperçoit la scène.

XY: Bonjour, vous emménagez ? 1
XX: Bonjour, oui enfin j'ai emménager y'a une petite semaine
XY: A priori vous emmenagez toujours 2
XX: On fignolle.

XX retourne à ses rideaux, perchée sur son escabeau. XY, lui, reste planté sur le pallier, il continu d'observer, sans rien dire.
Une minute entière passe, puis il s'en va.

ACTE II - scène 1

Quelques jours plus tard, XX et XY se retrouve par (un malheureux) hasard à rentrer au même moment. XY, en galant homme, tiens la porte à XX. S'engage une conversation:

XY: Ca serait sympa qu'on se prenne un temps entre voisin3
XX: Oui, pourquoi pas, je sais que ceux du dessous viennent juste d'emménager.
XY: Oui, oui, Un soir comme ca se serait sympa.
XX: Ouai, peut être à la fin des vacances, pour être sur d'avoir tout le monde.
XY: Oui enfin, c'est pas facile de réunir tout le monde... 4
XX: Bon bah pas de problème, on se redit ca. Bonne soirée.
XY: Bonne soirée

ACTE II - scène 2

1 minute top chrono après avoir fermée sa porte, XX entend que l'on frappe à celle ci. Elle ouvre donc.

XY: Oui alors en fait je viens de regarder mon agenda, demain, 19h, t'es libre? 5
XX (surprise): Heu... Ouai.
XY: Bon c'est cool on se dit à demain alors !
XX: Oui, enfin pas trop tard hein, je me lève tôt, je bosse.6
XY: Ah ? Ou ca
XX: L'hôpital, levé 5h30.
XY: Ah ouai... Aïe... Ok ok. Bon bah, A demain.
XX: A demain




Notes:

1 Non non, je fais un casse, ca se voit pas?
2 Observation, subtilité, humour.
3 Qu'on se ? Prenne? Juste un temps hein? entre voisin, oui, ca se fait oui...
4 Ca sent le plan foireux, ou c'est moi ?
5 Genre, Mec, t'es Bill Gates, t'es overbooké, t'as un agenda et tu sais pas ce que tu fais dans 24h...
6
Au moins, j'ai sauvé ça...
 

BREF, Je fais QUOI moi maintenant ?
Il va me tuer non ? C'est un grand malade?
Ou il est juste neuneu ?
 


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Mardi 3 février 2009 à 15:35

La migraine du siècle. Cette fois, j'ai vraiment compris le sens du mot 'souffrance'.
Comme si j'entrais en collision avec un air en béton.
Lourde et en éruption, ma tête explose en rafale.
J'embrasse tes larmes, J'embrasse mes larmes.
Je ne sais plus ce que j'embrasse.
Le temps qu'il nous reste devient infinis mais bien trop court.
Et tu disparais sous mes doigts, fantôme éternel de l'amour.
Et tu disparais sous mes doigts.
Et moi...

Vendredi 12 décembre 2008 à 20:13

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Mercredi 10 décembre 2008 à 3:58

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Mardi 16 septembre 2008 à 22:28

Une lune... Une lune! Comme on n'oserait jamais en rêver. Une lune pleine et luminescente. Les nuages sont fins, comme de léger voiles de soie, le ciel outremer, négatif d'un autre monde. Et ca me prend le ventre, comme si la vitre  derrière laquelle j'observe cet océan spatial m'était passée au travers. Enchainée comme je le suis par cette réalité de rêve, je suis prise du besoin vital de figer cette image, ces vagues de soie légère, cette boule incandescente qui me regarde avec colère. Mais aucun outil ne saurait emprisonner la beauté d'un tel ciel, aucune photo ne saurait montrer mon état interne étalé dans cette putain de nuit, et il ne me reste que des mots pour exprimer la souffrance d'un astre à travers mon être, et les cris de mon estomac qui lutte contre l'angoisse.



Mardi 2 septembre 2008 à 0:06

"L'eau a coulée entre toi et moi, ou sous le truc, enfin j'sais plus comment on dit."

Je suis incapable de mélanger les chiffres et les lettres. Les chiffres sont trop carrés et les mots trop pleins de volupté. Qu'y puis je si, j'adore les seconds et exècre les premiers?
J'ai de nombreuses difficultés, dans de nombreux domaines. Trop nombreuses, trop nombreux.
Vous voyez, les nombres sont assez négatifs avec moi. Et quand il deviennent positifs ,c'est souvent une erreur de calcul. Je suis une équation à inconnues du 37eme degré.

Match nul.

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