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Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Mercredi 16 juin 2010 à 23:37

Je me souviens des jours de pluie.
De la chaleur rassurante des draps, quand plus rien ne vaut le coup dehors.
Du silence.
De la brûlure qu'elles apportaient, aussi.
Je me souviens des questions et des réponses qui n'arrivaient jamais.
Je me souviens de ces jours de nuit qui n'avaient aucun sens.
De l'absurdité et de la souffrance.
Je me souviens d'avoir cru mourir, et de l'avoir espérer parfois.
Je me souviens de ces jours là.
Et ils sont revenus.
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Lundi 7 juin 2010 à 21:42

Revivre temporairement chez mes parents, hormis certains (nombreux) désagréments, peu avoir de bons cotés.
Par exemple, retrouvé le plaisir de manger un plat préparé par quelqu'un d'autre que moi, de temps en temps.
Ou ne pas être seule H24 le week-end.

Mais surtout, GROS AVANTAGE, c'est le carrelage de la salle de bain. Y'a pas mieux.
J'ai testé le linoléum de la cuisine, Ses bras, les draps et l'oreiller, le canapé-lit, la douche habillée, le carrelage des toilettes, le jardin, la rue d'Auron un soir d'adieu et la rue moyenne un soir de rien, le métro, les poils de mon chat, la version debout_au_milieu_du_salon_je_sais_même_pas_pourquoi... Et NON, définitivement, le carrelage de la salle de bain de mes parents est inégalable. 

Nota Bene: Claire, Mary, n'y pensez même pas, ca n'a rien à voir avec vous. (si seulement...)

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Lundi 10 mai 2010 à 21:11

"Pieds nus sous la lune, sans foi ni toi ni personne
Je crois bien que j'f'rais n'importe quoi
Pour te voir cinq minutes encore à Sables d'or près des dunes
Je te raconterai n'importe quoi, ce sera bien
Dum di la, je m'étourdis ça ne suffit pas
A m'faire oublier que t'es plus là
J'ai gardé cette photo sur moi, ce photomaton que t'aimais pas
Si tu r'viens n'attends pas que je sois tombé pour la France."

Parfois je me retourne sur le passé. "Se retourner sur le passé", une drôle d'image, mais comment dire autrement? Mentalement, je tourne les pages d'un album de souvenirs, je sors quelques polaroïds, les retourne pour lire la date, je tente de retrouver le décors, les mots, j'essaye de ne pas tout oublier. Et puis je me demande pourquoi, comment. A quel moment j'ai déconné, à quel moment je m'en suis bien sortie. La balance tangue jusqu'au sommeil, qui m'enlève.
A petite échelle, ma vie quotidienne est jalonnée de questions, qui m'emmènent toujours à une question suprême et insoluble: "Pour quoi faire?".
J'ai de plus en plus de mal à accepter de ne jamais savoir le sens, l'intérêt, le but, de tout ca.

J'aimerais pouvoir prendre quelqu'un dans mes bras, pouvoir rassurer, consoler. Comment peut on faire ca quand on est cassée? Comment peut on se battre pour quelqu'un quand on a peur de devenir la pire chose qu'il puisse lui arriver.
Et comment trouver quelqu'un qui se battrait pour soi?



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Mercredi 24 février 2010 à 1:17



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L'Auteure
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Samedi 13 février 2010 à 21:32

Parfois je me demande comment je m'y prends, pour n'aimer que des gens qui se foutent de ma gueule. Je trouve ça à la fois passionnant et flippant, de me retourner et de voir à quel point je tombe mal. D'un autre côté, les gens qui m'aiment, souvent, je m'en fou un peu de leurs gueules, aussi. C'est peut être une règle universelle, comme la tartine ou le chat. Je sais pas.

Bref. Nous sommes samedi, je suis en vacances depuis hier, je les attendais depuis des lustres, et finalement je suis prise d'un cafard monstre. Voyons l'élément positif du moment: Je ne suis pas (encore?) malade. Je me suis faite une charmante crève sur le début février, et il semblerait que je sois sur le point de profiter de vacances sans être constamment en train de mourir. (Oui parce que je suis souvent constamment sur le point de mourir et je vous emmerde). Ne tuons cependant pas l'ours avant de lui avoir enlever sa peau. Heu... BREF. C'classe la bite. (Kassdédi à mes pilliers, oui, oui, je vous aime et vous m'aimez, l'exception qui confirme la règle, tout ca tout ca.)

Beaucoup de musique en ce moment, beaucoup qui m'empoisonnent. Wild Wold. Ca, c'est de TA faute, comme le café. L.O.V.E. comme souvent. Clubbed to death. Le souvenir d'un pont à traverser. Lady Gaga, Black Eyed Peas, Wannabe. Estacom. A perfect Circle, Imagine. 1 mois et demi sans décrocher. "you can see my heaaaaaart beating', parce que bon, hein. Princesse charmante. Acte désespéré. Mansfield TYA, toujours. Seven Nation Army, quand ils m'énervent. Lemon tree. Ca me revient par vagues. Endlessly, que dis-je, c'est un tsunami.
Et tant et plus. Et encore.



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Lundi 18 janvier 2010 à 23:02

Bien tenté. Mais je t'ai vue. Essaie encore.

Vendredi 18 décembre 2009 à 20:07

J'ai encore fait un de ces étranges rêves cette nuit.
Ceux qui, quand on est réveillé, nous colle encore à la peau. Une sensation, une odeur, le cœur battant. Ceux qui nous laissent le doute imprimé sur les paupières après l'éveil, cruels.

Je commence déjà à me prendre la tête sur le Lotus Bleu. Premier jours de vacance. Accro? Oui ,oui. Après avoir passée toute la journée à chercher ma serpillère (que j'ai finalement retrouvée dans la cour, sous 1cm de neige, si je tenais le petit malin qui l'a jeté par la fenêtre...) je n'ai plus la force d'autre chose que de m'énerver à effacer et remplacer, coloriser, déformer (...) pixel par pixel.
Ce qui me plait me tue. J'aime être énervée je crois. Je m'épanouis dans les emmerdements, la perte de temps, le manège vain, le tournicotement autour du pot, les obsessions ridicules, les échecs et les blocages stupides.

Love me, please love me. Parce que perso, parfois, je me trouve assez relou comme meuf.

(J'ai une frénésie de postage en ce moment c'est effrayant, on dirait presque que j'ai des choses à dire)

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Dimanche 13 décembre 2009 à 23:18

"Imaginez que je me prenne une flèche.
J'ai pas besoin de savoir qui l'a fabriqué, ni quel arc l'a envoyée et même pas qui me la décochée.
J'ai juste besoin de me l'enlever du coeur."

Et non, c'est même pas de Mérédith, c'est d'Angela. Bones.


Ca m'angoisse. Je sais que c'est stupide. Que c'est une des plus grosse perte de temps que l'homme n'ait jamais inventé. Mais ca commence à me travailler sérieusement. Je peux parfois passer plusieurs heures de suite, figée, à me poser les mêmes questions, en boucle, sans réponse. A me retourner l'estomac avec trois mots qui ont été balancés en l'air, sans y réfléchir.
Ca serait assez sympa, si tu pouvais me sortir de là.


Et est ce quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi j'ai dans ma barre de recherche google 'je ne suis pas un héro' alors que je n'ai jamais tapé un truc pareil et, qu' a priori, mon chat ne sait écrire que "   'ù^pmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmeeee  " ??!!

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Mercredi 4 novembre 2009 à 21:11

Des journées comme celle ci, je n'en ferais pas tout les jours. Je suis fatiguée.
Il y a des tas de choses qui me fatigue en ce moment. Mais j'y prend tout de même, parfois, un certain plaisir. Au moins, vis-je.
Vous savez, avoir une vie sociale 'normale', c'est super crevant. D'autant plus quand on avait légèrement perdu l'habitude. Si, si.
Je suis fatiguée de les voir trop souvent, je suis fatiguée de ne pas les voir assez souvent, je suis fatiguée de ne pas pouvoir classez les gens dans les endroits du monde où je voudrais qu'ils soient, et surtout, je suis fatiguée de ne pas savoir leur faire comprendre l'endroit où je voudrais les mettre.

Je ne sais même plus aligner 3 mots. Ma vie est un enfer.

C'est beau l'enfer.
 
 

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Dimanche 12 juillet 2009 à 21:07

Ca me gaaaave.

J'ai envie de gueuler après le monde entier.
Je vois peu à peu les gens s'éloigner de moi, par envie, par défaut, par oublis. Je me sens disparaitre un peu plus chaque jour, rentrer 'dans le bocal à poisson' comme dirait Paloma.

J'ai toujours cette envie, d'avoir envie. C'est tellement ridicule, d'en arriver là, tellement effrayant, et en même temps, blasant. L'envie de ne pas vouloir vivre, est je crois, pire, que celle de vouloir mourir.

J'aimerais bien, pouvoir leur répondre, leur dire que voilà, j'ai trouvé, que je sais, que ca m'interesse. Mais non. J'ai envie de dormir a peu près 22h par jours, ce que je fais presque quand je ne travaille pas.
Le monde continu de se disloquer sous mes pieds. C'est un peu le monde derrière la petite porte, je crois que j'aimerais bien que l'on m'arrache les yeux pour y coudre des boutons.

Je voudrais bien voir un autre monde, et que l'on arrête de m'en vouloir d'être perdue. J'aimerais bien que l'on comprenne que je ne fais pas ce que je veux avec ma tête, que ca ne marche pas comme ca. Et que je ne peux me résoudre à choisir aujourd'hui ce que seront mes 50 prochaines et dernières années. Peut être.  Famille, Amis, Amours, Métier. Tout est trop flou et trop compliqué. Et déprimant.

Rien n'est bon dans ce qui arrive. Rien ne peut l'être.
Et plus grand chose ne l'est...

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