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Parce qu'on ne peut définitivement pas rester sur une ligne droite

Vendredi 2 juillet 2010 à 15:28

Cette petite chose vous permet de me poser toutes les questions que vous souhaitez, de façon anonyme ou non.
Enjoy!





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Dimanche 6 juin 2010 à 16:59

"A traffic jam when you're already late
A no-smoking sign on your cigarette break
It's like ten thousand spoons when all you need is a knife
It's meeting the man of my dreams
And then meeting his beautiful wife
And isn't it ironic...don't you think
A little too ironic...and, yeah, I really do think..."
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Elle tombe tellement juste.
Depuis quelques temps, les choses se bousculent. Un peu trop à mon goût. Et je ne peux rien y faire, et rien en faire. J'ai des tonnes de regrets et de remords. Et qu'on ne me dise pas qu'on m'avait bien prévenue...

Et puis il a ces choses. Etranges. J'ai parfois le sentiment d'être un extraterrestre. J'ai l'impression d'avoir 15 ans et de ne plus savoir qui je suis.
Il y a beaucoup de choses qui ont changé. Beaucoup trop. Et d'autres qui restent désespérément les mêmes.
Il y a CA. Que j'oublie et qui revient. Comme si j'étais dans un Stephen King. C'est terriblement ridicule. Et je n'y comprend rien. Et ca me tue doucement.

Et l'angoisse. Le ventre qui se tord la nuit, entre deux larmes. Les souvenirs qui s'effacent, les regards qui ne se croiseront plus, les voix qu'on n'entendra qu'en rêve, avant l'oubli. Et la peur de ce qu'il restera. Ou de ce qu'il ne restera pas, d'ailleurs.
Le vide infini. Le néant. Moi.

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Lundi 17 mai 2010 à 21:12

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Vendredi 9 avril 2010 à 0:27

On m'a demander de vous parler d'amour, de l'attachement aux mauvaises personnes, et du mal que ca nous fait.
Alors je vais essayer de vous raconter. Essayer parce que j'ai un peu bu, et que je ne suis pas psychologiquement assez détachée, bien que j'essaye constamment de faire du détachement une ligne de conduite.

L'autre jour, hier, tout à l'heure, qu'en sais-je, je rejoignais le groupe Facebook (Oui, le groupe Facebook, oui, navrée) "J'ai tendance à m'accrocher aux histoires impossibles... J'aime pas la facilité." Et j'ai trouvé ça assez marrant.
Parce qu'au fond, je crois que je n'aime que lorsque ça me fait littéralement péter les plombs. C'est assez moche à voir, à toutes les phases, mais c'est mon scénario. Scénario au sens psychanalytique, voulais-je dire.

Ayant moyennement envie de me lancer dans une analyse poussée avec un abrutis étant arrivé à la fin d'études que j'ai peiné à commencer (ne voyez là aucune attaque envers de futurs psychologues actuellement en galère à l'Université François Rabelais de Tours ou de France et de Navarre), je me résous à cette drôle de vie défoncée (la vie, pas moi) entre poupées déglinguées et psychopathes charmants (Je trouve que ca te va à ravir, bien que je sois affigeante). Et entre 2 clopes, 3 cafés et 300 nuits chiantes par ans, je pense que c'est une vie intéressante. Au moins pour moi, et pour eux.

Autour de moi, je vois des gens qui s'en sortent bien, je les envie parfois. Parfois seulement.
Autour de moi, je vois des gens qui s'en sortent fichtrement plus mal; et eux, je ne les envie pas du tout.
Conclusion: Il faudrait que j'arrête de me plaindre et que je sois ravie de mes échecs.

Mais le plus drôle, c'est quand on sait pertinemment que l'on s'enfonce dans la merde, et qu'on le fait joyeusement, en sautant dedans à pieds bien joins et en éclaboussant tout ce qu'il nous restait d'amour propre. Non, vraiment, c'est juste énorme comme sensation.

La différence entre vous et moi, c'est que moi je le sais. Dès le début. Je vois l'erreur, je vois l'accident. Et là où toute personne un tant soit peu sensée ferait demi tour en courant, je fonce la tête la première. Mon côté masochiste-aventurière sans doute. Ou l'espoir, ce satané espoir, peut être.
Et puis, soyons honnêtes 30s: Il y a des douleurs qui sont absolument délicieuses. Il y a des lames dans le ventre que je voudrais sentir encore, des larmes brûlantes que je voudrais pleurer encore, des sourires forcés que je voudrais donner encore.
Mais j'aimerais qu'une fois vous m'aimiez encore.
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Dimanche 28 mars 2010 à 17:31

Vous savez, il y a des gens qui ont un don, pour dire ce qu'il ne faut pas dire, au moment où il ne faut pas le dire, et aux personnes à qui il ne faut pas le dire.
Des cons, en somme. Des abrutis. Des gogols, des débiles, des bons à rien, des boulets, des casses-pieds, des casses-bonbons, des casses-couilles, des casses tout ce que vous voulez d'ailleurs. Des connards. Des à l'ouest ou à côté de leurs pompes, ou de la plaque, des irréfléchis, des simplets, des gaffeurs, des bons à jeter, des chieurs, des lourds... Bref, des emmerdeurs.

Et bien aujourd'hui j'ai l'immense joie de vous annoncez que je fais partie de ces gens là.
Je suis une conne, en somme. Une abrutie. Une gogole, une débile, une bonne à rien, un boulet, une casse-pieds, casse-bonbons, casse-couilles, je vous promets de vous casser tout ce que vous voudrez bien protéger. Une connasse. Je suis carrément à l'ouest de mes pompes, mes pompes sont à coté de la plaque et la plaque m'entaille la gueule. Je suis irréfléchie mais loin d'être simple, Je suis une gaffeuse bonne à jeter, je suis lourde, je suis une chieuse. Et je vous emmerde.


 

Mardi 23 mars 2010 à 22:20

Bonjour !

Je suis malade. Haha. Ca faisait longtemps, n'est ce pas ?
J'ai ainsi passé une bonne partie de ma journée au lit. Ce fut quelque peu, reposant. Enfin, les périodes où je ne crachais pas mes entrailles et celles où je n'écoutais pas des conneries au téléphone quoi. (Oui, oui, des conneries. Mais comme tu as finis par dire que j'avais raison, passons.) J'ai revu mon nouveau docteur, qui somme toute n'a rien à voir avec l'ancien. Il est moins marrant, mais beaucoup moins énervant aussi. Et peut être plus professionnel. Quoiqu'il s'inquiète un peu vite. C'est pas bon pour mon petit cœur ça.

J'ai un énorme creux qui se forge à l'intérieur.
J'ai tenté de pondre un roman pendant 10 plombes, pour vous expliquer un truc qui me tiraille, et je n'y suis pas arrivée.
Je suis un peu plus détruite chaque jour.
J'aime à croire que cet état d'esprit est dû uniquement aux effets secondaires de mes médocs.

Parce qu'au fond, je sais parfaitement que ce n'est pas le cas.

Bordel.

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Jeudi 18 mars 2010 à 18:58

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L'article d'origine, pour les Facebookiens

Vendredi 19 février 2010 à 2:34

J'ai rêvé de San Francisco.


























Je rejoignais un homme que je connaissais. On a du monter dans un squat, les escaliers étaient totalement niqués, biscornus, tantôt proche du plafond tantôt non, comme du carton, tremblant. Et puis j'ai le souvenir d'un batiment qui s'écroule, sous mes yeux. Et tout le monde autour trouve celà presque normal. 'Tiens encore un immeuble qui s'écroule, ca va faire du sang, zut'.
Pour venir j'avais pris l'avion. Et je suis arrivée par l'ouest des Etats Unis.
Je revois l'image, un petit avion qui avance sur une carte, avec les pointillés, pour s'arrêter sur les côtes de Californie. Je ne sais pas pourquoi, partant de France, j'aurais du survolé toute l'asie. Surement un rapport avec cette histoire de pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer.

J'essaye de démêler tout ca, c'est une catastrophe. Il y a forcément un truc avec le Golden Gate Bridge. Peut être aussi avec cette rue complètement surréaliste et les baraques à la victorienne. Les grattes ciels qui portent si bien leurs noms.La Transamerica Pyramid. Il y a forcément quelque chose avec les tremblements de terre fréquent qu'elle connait. Le brouillard et the last but not the least, Alcatraz.
Cette ville c'est le berceau du diable. C'est l'antre de l'angoisse.
Et je commence à nourrir une passion. Je commence à la laisser m'obcéder. 
Un jour, j'y mettrais les pieds.
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Mercredi 20 janvier 2010 à 18:12

J'ai les nerfs qui lâchent. Je sens que ca remonte, c'est une horreur. Je vais craquer, tout balancer.
J'aimerais que ca s'arrête, de tourner.
J'aimerais penser autrement, autre chose. Comme si ça pouvait changer. J'ai besoin de repos. J'ai le coeur au bord des yeux et je ne sais plus comment me mettre pour le garder en équilibre. Je suis fébrile. Aucun des temps n'est avec moi, et je ne peux plus courir après. Les mots s'écoulent et s'encre, sur et dans ma peau, entre ses lèvres et celles des autres. Les mots s'évadent continuellement, m'écorchent au passage et vont se perdre sur les murs. Je ne sais pas quoi faire de mes mains, de mes pieds trainant, de mon corps tout entier. Je ne suis pas issue de l'absurde, je ne suis pas issue de l'abstrait. Je suis le produit de la terre et de la vérité. Je ne suis pas forte.Je suis celle que j'ai toujours été. J'ai tout relu. Des années relues. Des sourires et des larmes pleins les pages. J'ai enclume dans le ventre et des étoiles dans les doigts.

Et tellement peur...


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Mardi 1er décembre 2009 à 21:11

J'ai le cul posé dans la réalité mais mon esprit vagabonde. Parfois je me surprend à y croire, à toutes vos conneries...
"Un jour, tu verras.", "Je te promets.", "Mais puisque je te le dis.", et surtout: "Fais moi confiance.".

Alors forcément, comme on évolue pas vraiment dans le même monde, il y a des instants où l'on se comprend plus. Et on reste comme ça, les bras balants, à ce demander ce qu'on va bien pouvoir dire, ce qu'on va bien pouvoir faire, ce que je vais bien pouvoir inventer pour rattraper 'CA'.
Je suis une funambule de la société. La métaphore se suffira à elle même. Depuis quelques temps, j'ai juste beaucoup de difficultés à évoluer sans filet.
Les souvenirs de mes anciennes chutes me reviennent sans cesse. Mes souvenirs me harcèlent, ils me murmurent des choses à l'oreille. Mes souvenirs me mentent aussi. Mes souvenirs me brisent.

Et j'ai le concept du transfert qui me titille.

Donne moi la main
Que je ne la prenne pas.
â–º
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